Téléphonie sur IP : H.323, SIP, MGCP, QoS et sécurité, filtrage, ToIP sur Wi-Fi, PBX Asterisk, Skype et autres softphones, VoIP, offre multi-play des FAI, …

Description

Téléphonie sur IP : H.323, SIP, MGCP, QoS et sécurité, filtrage, ToIP sur Wi-Fi, PBX Asterisk, Skype et autres softphones, VoIP, offre multi-play des FAI, … Eyrolles | Auteur : Laurent Ouakil |26-06-2008 | ISBN: 2212120990 | 450 pages | PDF | 10 MB

Résumé :

La téléphonie sur IP s’impose progressivement dans tous les secteurs la convergence vers un réseau tout IP s’accélère dans les entreprises, les fournisseurs d’accès généralisent leurs offres triple-play et quadruple-play incluant le service de téléphonie sur IP, des logiciels comme Skype, WLM, Yahoo ! Messenger ou Google Talk sont entrés dans les habitudes, sans parler de la téléphonie mobile qui devient hybride et s’adonne aux bienfaits du réseau IP. Ce livre offre un vaste panorama des technologies et des solutions de téléphonie sur IP. Qu’apporte ce modèle par rapport au réseau téléphonique traditionnel ? Quels sont les protocoles mis en ¿uvre ? Comment garantir la qualité de service, la sécurité et le nomadisme ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les contourner ? Quelles sont les architectures types à déployer en entreprise ? Quels sont les logiciels grand public qui proposent ce type de service et comment les utiliser ? Comment installer et maintenir gratuitement son propre PBX avec Asterisk ? Que nous réserve la téléphonie du futur ? Telles sont les questions auxquelles ce livre tente d’apporter une réponse. Cette seconde édition s’enrichit de nombreux compléments et exemples sur les dernières évolutions des technologies et des solutions logicielles et inclut, en particulier, un nouveau chapitre dédié à l’architecture IMS [IP Multimedia Subsystem].

A propos de l’auteur :

Laurent Ouakil est Docteur de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6). Ingénieur puis chef de projet dans l’industrie depuis plusieurs années, il a encadré d’importants projets de téléphonie sur IP. Il est auteur de nombreuses publications scientifiques et enseigne les réseaux et télécoms à l’Université Paris 6 et à l’Université Paris B. Ses travaux portent sur les plateformes de développement de services de téléphonie sur IP, sur la traversée des flux téléphoniques et les évolutions du multimédia de demain. Guy Pujolle est Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) et responsable de nombreux grands projets de recherche français et européens. Auteur de plus de cent articles et de nombreux ouvrages en langues française et anglaise, il est également membre du conseil scientifique du groupe Orange. Ses recherches portent actuellement sur la conception et le développement des réseaux post-IP. Il est cofondateur de la société QoSMOS, spécialisée dans la qualité de service, de la société Ucopia, qui commercialise un logiciel de gestion du nomadisme, de Ginkgo-Networks, qui développe un système de pilotage de réseau, d’EtherTrust, spécialiste de la très haute sécurité à l’aide de cartes à puce, et de VirtuOR, qui se focalise sur la virtualisation de réseau.

Sommaire :

  • Problématiques de la ToIP
  • Contraintes de la ToIP
  • La signalisation H323
  • Le protocole SIP
  • Le protocole MGCP
  • La qualité de service
  • Architectures et sécurité
  • La ToIP sur softphone
  • Skype
  • Windows Live Messenger et Yahoo! Messenger
  • Jabber et Google Talk
  • Asterisk
  • La téléphonie chez les fournisseurs d’accès
  • Filtrage des flux de ToIP
  • Les cinq problèmes clés de la ToIP
  • L’architecture IMS

Table des matières complète

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Comment contourner la censure en Egypte ?

Face à la montée de la contestation, Moubarak a décidé de couper l’accès à Internet. Les internautes égyptiens cherchent désormais à contourner la censure.

Modem 56K
Modem 56K

Depuis le jeudi 27 janvier 22h30, la majeure partie de l’Internet égyptien ne répond plus. Après avoir bloqué mardi l’accès aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook), l’État Égyptien a tout simplement décidé la coupure quasi-totale du réseau à l’intérieur du pays (voir ce visuel assez évocateur).

Comment les autorités égyptiennes sont-elles parvenues à établir cette censure? Peut-elle être contournée ?

Jusqu’à présent, l’État égyptien s’était contenté de méthodes de filtrage classique empêchant l’accès aux réseaux sociaux, qui servaient aux manifestants pour s’organiser et cordonner leurs manifestations. Mais ce filtrage était imparfait, si le site public de Twitter ou Facebook était bien inaccessible, les applications sur téléphones mobiles notamment continuaient de permettre d’y accéder.

En prévention de la journée test de ce vendredi 28 janvier, le gouvernement a donc décidé d’aller beaucoup plus loin en interdisant aux quatre principaux fournisseurs d’accès (FAI) d’établir des connexions à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Alors qu’en France, nous comptons une centaine d’opérateurs, en Egypte, ces quatre opérateurs privés bénéficient du quasi-monopole sur le trafic internet. Entièrement soumis à l’exécutif, ils n’ont opposé aucune résistance à la requête d’Hosni Moubarak, plongeant ainsi dans le noir la grande majorité des internautes égyptiens.

Quasiment «historique», selon Benjamin Bayart, président de la French Data Network, un des fournisseurs d’accès historiques français, puisque contrairement à la Tunisie où Internet avait été coupé pour les particuliers mais restaient accessible pour les entreprises, ou en Iran, où le gouvernement avait joué sur le ralentissement du débit pour en limiter l’utilisation Là, le «blackout» toucherait 88% de l’internet égyptien. Unique exception : le fournisseur d’accès (le Groupe Noor) hébergeant le site de la bourse égyptienne aurait échappé à la censure. Seule la Birmanie avait osé aller aussi loin jusqu’à présent.

Comment le gouvernement égyptien a procédé? En ordonnant aux fournisseurs d’accès d’interrompre l’accès aux protocole BGP (Border Gateway Protocol) et DNS. Pour faire simple, l’Internet égyptien n’émet plus d’adresse IP et n’a plus de «routes» pour accéder à Internet. Les ordinateurs sont reliés physiquement à Internet puisqu’il n’y a pas eu de destruction matérielle mais les IP ne répondent plus, les routeurs internationaux sont coupés. 3500 routes ont été ainsi retirées sans laisser de chemin valide. Un peu comme si on avait supprimé tous les panneaux d’indications d’un système routier.

Les autorités égyptiennes ont également suspendu les réseaux de téléphonie mobile.

Mais si le réseau haut-débit ne répond plus, il reste cependant le bon vieux réseau analogique de liaison radio amateur qui peut permettre de contourner partiellement cette censure. La situation est assez similaire à celle des résistants pendant la seconde guerre mondiale, la problématique de communication et les risques sont les mêmes, à savoir que ce type de radio sont très facilement localisables pour la police. Telecomix, un groupe d’hacktivistes suédois multiplie ainsi les passerelles afin «d’acheminer les IP» des Egyptiens qui utilisent ce genre de radio amateurs.

Le gouvernement n’ayant pas encore osé éteindre l’intégralité du réseau téléphonique, avec une ligne fixe et un modem 56k, les Egyptiens peuvent aussi accéder au web. Notamment grâce à FDN, qui vient de lancer un réseau téléphonique commuté permettant aux Egyptiens capables de joindre la France par téléphone, d’accéder à Internet. Malheureusement, la bande passante reste très limitée.

Enfin pour les journalistes et les élites du pays, il reste le réseau satellitaire mais qui demeure trop onéreux pour représenter une véritable solution alternative.

Ce black-out de l’Egypte sur elle-même représente une solution d’urgence qui aura de toute manière du mal à être soutenu sur le long terme. La Birmanie avait réussi à le maintenir durant deux semaines mais n’avait pas les mêmes besoins politico-économiques que l’Egypte. Internet est tellement intégré la société et à l’économie égyptienne que les pertes seront considérables. Si le groupe Noor qui héberge la bourse égyptienne a été épargné, des hackers parlaient aujourd’hui de lancer des attaques DDOS afin de le faire tomber.

Les autorités devront aussi mesurer que si l’Internet représente un contre-pouvoir au régime égyptien, il est aussi une soupape de sécurité. Nul doute que la censure des réseaux risque de faire monter un peu plus le niveau d’exaspération de la société.

Comment l’Egypte a coupé Internet

Les cybercafés égyptiens ne permettent plus de se connecter à Internet depuis hier au soir.

Les cybercafés égyptiens ne permettent plus de se connecter à Internet depuis hier au soir.

Il y a encore quelques jours, c’était presque inenvisageable : la coupure totale ou quasi totale de l’accès à Internet n’avait jamais été pratiquée par aucun gouvernement, à l’exception de la Birmanie, dont le réseau est peu développé et où les deux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) sont contrôlés par l’Etat.

Mais, en quelques heures, les autorités égyptiennes sont parvenues à couper l’accès à l’ensemble du réseau en ordonnant aux FAI d’interrompre à la fois l’accès aux protocoles DNS (Domain name server, qui aiguille les ordinateurs vers les adresses des sites) et BGP (Border gate protocol, qui indique quelles adresses IP sont utilisées par les fournisseurs d’accès).

Si de nombreux pays autoritaires ont mis en place un filtrage du Web qui s’appuie sur le protocole DNS, l’utilisation du BGP pour le filtrage est moins classique. “Par le passé, le BGP a déjà été utilisé pour le filtrage mais toujours de manière ‘chirurgicale’”, détaille Rik Ferguson, expert en sécurité pour l’éditeur de logiciels Trend Micro.

DOUBLE BLOCAGE

En pratique, les autorités ont ordonné aux principaux fournisseurs d’accès du pays de bloquer totalement ces deux protocoles, empêchant à la fois les ordinateurs égyptiens de “s’orienter” dans Internet et les sites hébergés dans le domaine “.eg” de signaler leur existence aux internautes à l’étranger. Seul le FAI Noor est encore connecté au réseau, “soit parce qu’il n’a pas reçu l’ordre de couper ses accès, soit parce qu’il a refusé d’obéir”, juge Rik Ferguson.

Noor compte proportionnellement peu de clients ; l’entreprise n’était pas joignable, vendredi 28 janvier au matin, pour expliquer pourquoi son service est encore opérationnel. Un élément d’explication pourtant : Noor est le fournisseur d’accès de la Bourse égyptienne, dont le site est l’un des rares à être encore accessibles. D’après les observations des FAI à l’étranger, l’accès du système qui gère la Bourse à la dorsale Internet a été maintenu.

Malgré ce qui semble être une précaution des autorités pour empêcher les manifestants de communiquer tout en préservant son système financier, les conséquences de ce blocage seront multiples et importantes, prévient Rik Ferguson. “Le système de paiement par carte bancaire, par exemple, dépend d’Internet pour valider les transactions : il est aujourd’hui impossible de payer dans un magasin égyptien en utilisant une carte de crédit.”

Un détail, pour les autorités égyptiennes : les réseaux de téléphonie ont également été coupés. D’après les informations du Monde.fr, les antennes relais situées dans les grandes villes et à proximité ont été coupées, paralysant le trafic de tous les opérateurs mobiles. Le système de transmission des SMS a également été coupé à la demande des autorités égyptiennes.

Source : lemonde.fr