Séisme en Haiti : quelques explications…

Par sa situation géographique dans les Caraïbes, Haïti est fortement exposée à de nombreux risques naturels amplifiés par une situation socio-économique chaotique. Particulièrement touchée par les phénomènes climatiques durant l’été 2008, l’île est également victime depuis très longtemps de dégradations environnementales, notamment la déforestation (lire un article publié dans ce blog en novembre 2007) et la destruction de bassins versants. Après avoir subit de plein fouet la crise alimentaire, 900 000 personnes ont également été affectées par la saison cyclonique de 2008 et les haïtiens sont encore très nombreux dans les régions les plus touchées à vivre dans des abris temporaires, totalement dépendants de l’aide alimentaire (rapport Oxfam novembre 2009).

Explication technique du séisme caribbéen par Vincent Courtillot, directeur de l’Institut Physique du Globe de Paris (France2 journal national 13h, 13 janvier 2010

cliquer sur l’image pour accéder directement à la vidéo

Lors d’un cours intensif dispensé en Haïti en 2002 et destiné à la mise en oeuvre d’un plan national de gestion du risque et de prévention des désastres, Eric Calais (dont parle V. Courtillot dans cette vidéo) explique la sismicité historique en Haïti à partir de la carte ci-dessous. Le problème est principalement lié au manque de réseau sismologiques permettant d’effectuer des mesures.

Source : Eric Calais, L’aléa sismique en Haïti, Cadre géographique et temporel, Haïti, octobre 2002

Carte du séisme et des répliques en temps réel (Google Earth/USGS)

Accesible sur Google Earth ICI (les répliques du jour -exception faite de l’étoile rouge correspondant au séisme initial – apparaîtront en rouge)

Source : planetevivante.wordpress.com

La cagnotte pour HAÏTI gonfle grâce aux réseaux sociaux

Voici une vidéo diffusée sur YouTube, qui montrent l’ampleur des dégâts en Haïti et la souffrance de la population.

Depuis que la terre a tremblé en Haïti mardi, provoquant un drame humain indescriptible, l’île est le sujet numéro un de discussion et de mobilisation sur les réseaux sociaux que sont Twitter et Facebook. Cette implication sans précédent des internautes contribue grandement à attiser la générosité.

Selon les organisations humanitaires, les citoyens ont été très rapidement mis au courant de l’ampleur du désastre grâce à Internet. Le lendemain soir, Twitter comportait par exemple 1 000 messages par minute mentionnant Haïti.

Les organisations humanitaires et caritatives ont également rapidement pris le train en marche et utilisent Twitter et Facebook pour diffuser leurs messages. Ces réseaux permettent de toucher un nombre record de gens plus rapidement que jamais.

Élément clef: les réseaux sociaux ont été les premiers à faire circuler des images publiées par des Haïtiens sur place, notamment celle l’animateur de radio Carel Pedre qui ont rapidement fait le tour du monde. Or, comme disait Yvon Deschamp «on veut pas l’sawouère, on veut le wouère !», ces images souvent choquantes se sont ainsi instantanément gravées dans les esprits générant un vaste élan de générosité.

Pour le Canada par exemple, en milieu de matinée, Vision Mondiale avait amassé 2,5 millions de dollars tandis que la Croix Rouge canadienne en rapportait 10,9 millions. La Croix Rouge estime que 85% des dons qu’elle a reçus ont été faits en ligne. La Coalition humanitaire Save the Children, regroupant Care Canada, Oxfam Canada et Québec et Aide à l’enfance, rapporte pour sa part avoir amassé 1,5 million de dollars. UNICEF comptabilise pour sa part 750 000 dollars de dons.

Source : http://www.branchez-vous.com/